Dimanche 9 mars 2008 approche à grands pas. Les radios, les journaux ne parlent presque plus que de ça (et ils ont d'ailleurs raison d'en parler). Les sondages pleuvent
depuis des semaines, la droite peine à convaincre, semble-t-il, on parle à tort et à travers d'élections locales mais d'enjeux nationaux... Les hommes politiques s'engagent dans la campagne, puis
se désengagent.
Je ne sais pas vous, mais, de mon côté, je n'y ai pas vu très clair dans cette campagne. Sans doute parce qu'il n'y a pas qu'une campagne, mais plus de 36000 (et sans compter les cantonales !).
Impossible donc de tirer de grandes conclusion sur la politique nationale d'un scrutin qui sera avant tout local. En ce sens, Nicolas Sarkozy a raison : même si l'UMP perd, il ne doit pas y voir
le résultat d'une consultation sur sa personne. Il l'a donc annoncé : il n'y aura pas d'inflexion de sa politique de réformes, et pas de remaniement majeur au sein de son équipe.
A en juger de la polarisation pro- ou anti-Sarkozy, on en oublie la richesse et la diversité des projets portés par des personnes de la société civile, des écologistes indépendants, des
travailleurs sociaux. C'est pourtant cela, la vraie campagne, s'il en est une. Bien entendu, ne vous laissez pas intimider par les sondages, et gare au triomphalisme d'un côté comme de l'autre :
à Marseille, l'UMP le sait bien, car la partie redevient difficile, après un début de campagne en fanfare.
Les maires, et, par extension, les présidents des établissements publics de coopération intercommunale, qui sont eux-même des élus, ont un poids mais aussi une marge de manoeuvre grandissants.
Cette élection est donc très importante. C'est en agissant localement, mais en pensant globalement* qu'on peut faire bouger les choses. Allez donc bien entendu tous voter dimanche ! Quant à la
majorité présidentielle, ou la gauche encore déchirée, ils en tireront les leçons qu'ils veulent... (bien que, moi aussi, j'aimerais que quelque chose se bouscule et qu'il y ait des répercussions
sur la politique hexagonale, mais je n'en suis pas à un paradoxe près !)
*devise empruntée aux "Agendas 21" du développement durable.
Par Mat
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